Cet article est une importation historique. Issue d’une époque, ou nul confinement ne pouvait offrir cette aventure. Publié sur discturling.blogspot.com en 2011 pour quelques une de mes tribulations.

Le creux d’la vague (part 3)

Empruntant ce petit escalier qui longe l’atelier Brancusi, je m’enfonce dans le parvis de Beaubourg.
Déserté, mais aussi ravagé de sa folle nuit. Je m’y retrouve pris de court par cette nouvelle constatation : « Il n’y a personne ». Pas même le ronflement rauque d’un sans-abri.

À pas de velours, je poursuis mon étrange marche, qui bien qu’inlassablement accompagnée de toute ma curiosité ne me satisfait pas vraiment. Chacun de ces dits pas me fait sentir une question. Une question de plus en plus présente qui finira par m’obséder dans cette obscurité : « Mais quelle vie peut bien nous cacher Paris sous son manteau de silence ? ».

C’est en remontant ce parvis et me pressant vers la rue Saint-Martin, que j’eus le plaisir de croiser du regard, un bref instant, cette petite place. Qui, pour une fois, et ce comme tout autre endroit en cette heure déraisonnable, est désertée de tous, jusqu’au moindre volatile d’ordinaire omniprésent.