Le creux d’la vague (part 2)
- Non, non et non. Me dis-je tout à coup.
Je dois immortaliser, et donc aussi voir, à quoi ressemble le bien encombré « boulevard Jules Ferry ». Remontant un peu sur la trace encore fraîche de mes pas investigateurs, j’en profite pour photographier ce moment magique. Tel dans un western où la fameuse boule de paille traverse l’écran calme et vide, j’eus le droit à une semblable scène. Un journal chiffonné traversa donc mon champ de vision, me laissant encore rêveur !
Ne restons pas planté là, les yeux ébahis et la bave coulant au coin droit de la bouche (je parle de la mienne, bien sûr).
Dirigeons-nous vers « Notre-Dame » par le chemin « République » => « Beaubourg ». Mais que donne-t-il, lui habituellement parcouru par plus de 12 millions de piétons quotidiens pressés, stressés, bousculés et bousculant tout ce qui peut l’être ?
J’ai vu une vie. Une seule trace de vie. Elle qui m’indique l’heure par intermittence. Il semblerait qu’il soit 4 h 50.
- Déjà ? Bon sang que le temps passe vite en ces lieux de silence pesant, mais pourtant serein.
Les déchets de notre quotidien jonchent les trottoirs, constatant notre propre crasse, notre état de « dépravation » en manque total de respect. Comme si nous vivions, comparables aux porcs, dans nos propres bouses. Seule trace, vestiges marquants d’un monde ayant appartenu aux hommes.
Légèrement attristé de cette « image » que je ne vous imposerai pas, je poursuis mon aventure pour finalement arriver à l’arrière de « Beaubourg », afin de passer par « le parc de la Tour Saint-Jacques ».