Le creux d’la vague (part 1)
Dans un flux ondulatoire que l’on pourrait penser constant, Paris s’élève vers le ciel. Inaudible brouhaha remplissant les rues, inévitable et fracassante retombée de fluide.
Il vient pourtant très naturellement à l’esprit qu’il doit exister une période (certainement brève) dite « accalmie ». Après quelques recherches (pas trop tout de même), j’ai pu observer une inaction entre 4 h et 5 h du matin, moment de passage entre la fermeture des bars, des boîtes, et l’ouverture du métro et autres services de notre ville.
Armé de mon matériel photographique, je pars à la chasse…
En sortant de chez moi, j’ai une impression de vide. Serais-je bien dans le creux de la vague ? L’œil du cyclone ? Mes mains tremblent d’excitation alors que mes genoux tremblent de peur en ce sombre et lugubre lieu tout à coup inanimé, inhabité.
Alors que je descends ma rue et croise le Gibus, je m’arrête un instant, choqué du vide total qui est là exposé, soudainement normal et serein.